Adhésion au parti conservation français

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Mardi 11 mars 2014
Les orwelliens, ou la naissance d'une gauche conservatrice LE MONDE | 23.05.2013 à 20h46 • Mis à jour le 24.05.2013 à 15h31 | Par Chantal Delsol (Philosophe, historienne des idées politiques) - Lire l'article

« DEVAQUET SI TU SAVAIS, TA REFORME… » 1986

L'histoire du parti conservateurNé d’un mouvement de jeunes étudiants dans les années quatre-vingt-dix et d'enfants de la génération baby-boom,le Parti conservateur trouve sa source dans une idéologie hybride, héritage de jeunes parents qui ont reçu une éducation stricte dont ils ne voulaient plus et qui découvraient avec euphorie les nouvelles vagues et inspirations des années soixante-dix. Inconsciemment, ces jeunes parents et ces grands-parents ont transmis un reste d’éducation austère et conservatrice tout en intégrant cette nouvelle société moderne , tournée vers
l’an 2000.


Aujourd’hui, les fondateurs du Parti conservateur ne souhaitent pas le retour de vieilles valeurs d’après-guerre, mais juste un socle de valeurs qui leur permettent d’assimiler ce futur technologique et cette globalisation des valeurs. Cette mouvance n’est ni libérale ou néolibérale, ni libérale- démocrate, elle émet simplement des idées sur une économie mondiale imposée à laquelle il faut s’adapter.


Les premières discussions émergeront des manifestations étudiantes de décembre 1986.Le mouvement prend forme en 1993 à la suite des émeutes en région parisienne; une partie des manifestations et des étudiants subiront alors ce qu’on va appeler « les casseurs ».


Les étudiants souhaitaient de la part du gouvernement des garanties sur leur avenir, mais ne voulaient pas de la société qui se profilait. Les premières réunions qui regroupaient des étudiants de tous bords idéologiques, étaient animées par divers sujets tels que : l’inconnue européenne, la radio libre, la controverse Bernard Tapie, l’émergence du rap, la nouvelle Allemagne. Les réunions mensuelles se tenaient dans le Val d’Oise à Sannois, Ermont, Saint Gratien, dans des cafés, chez les uns et chez les autres.


Cette mouvance réunissait des étudiants qui avaient soif de réussite et de conquête des entreprises des années quatre-vingt -dix, sans jamais oublier qu’ils étaient issus de la classe moyenne . Ils étaient loin d’imaginer que ce droit à l’ascension sociale deviendrait quinze ans plus tard un grand golem nommé mondialisation et crise boursière.

 

Manifestations étudiantes de décembre 1986Les principaux vecteurs de cette mouvance étaient l’attache à des valeurs telles que le droit de contester, mais pas d’agresser; le droit de parodier, mais pas de lyncher; le droit de richesse, mais pas de spolier; le droit d’étudier, mais pas de privilégier; le droit de défendre, mais pas d’imposer. Les balbutiements du mouvement étaient directement liés aux manifestations de décembre 1986 et à la réforme Devaquet .Le mouvement était composé de jeunes étudiants issus d’une classe moyenne protégée par l’essor des années qutre-vingt, qui n’avaient pas trop de soucis, ne dit-t-on pas « Génération années 80, qui n’attendait rien » Et pourtant la peur de l’Europe et de la monnaie unique était bien présente. Aujourd’hui il semble que les  hypothèses émises au cours de nos réunions étaient prémonitoires. N’avait-on pas prévu la chute de l’Europe si un domino venait à tomber? Bon nombre de nos contestations et de nos peurs apparaissent de nos jours et tentent à prouver que les têtes pensantes du parti sont de véritables visionnaires économico -financiers et politiques.Les têtes pensantes de ces années-là se sont à nouveau regroupées, pour décider de l’avenir de notre action,il a été decidé de politiser notre mouvement et de partir en croisade électorale.

 

Oui la génération des années qutre-vingt a bien des choses à dire. Non, elle n’a pas subi de traumatisme de guerre, ni de période de chômage record et c’est pour cette raison que c’est la génération la plus équilibrée, et la plus saine, animée par aucune revanche sociale, ennemie d’aucun parti.

 

Le parti souhaite soumettre sa vision de l’avenir, un avenir avec des valeurs justes qui permettent à une société de cohabiter, dans une économie libérale parfaitement répartie et équilibrée.

 

Traumatisés par la bavure « Malik Oussekine », les jeunes de la mouvance adhèrent à la conception d’une société de justice ouverte et multiculturelle. Le mouvement deviendra alors un parti de gauche en 1993.