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Les orwelliens, ou la naissance d'une gauche conservatrice LE MONDE | 23.05.2013 à 20h46 • Mis à jour le 24.05.2013 à 15h31 | Par Chantal Delsol (Philosophe, historienne des idées politiques) - Lire l'article

Désindustrialisation - Réindustrialisation !
Du Jeudi 04 octobre 2012 à 22:01


Image présentation Désindustrialisation - Réindustrialisation !

La première phase de l’épidémie qu’on appelle « désindustrialisation » a démarré par des délocalisations segmentées ou sélectives au sein même des entreprises que nous appellerons « désindustrialisations modulaires ». Elle a fini par toucher toute l’entreprise dans son ensemble et se termine par la délocalisation totale de celle-ci.

Croire à une réindustrialisation à l’échelle nationale à coup de relocalisations de grandes entreprises françaises ou étrangères est totalement dangereux et illusoire.

Le programme de « réintégration modulaire »au sein des entreprises est une stratégie empirique. Réintégrer systématiquement les modules délocalisés dans une même entreprise par un programme ciblé et prioriser les entreprises qui restent sur le territoire est moins contraignant, et plus efficace à mettre en place. Il ne faut plus considérer la nomenclature économique classique en secteurs d’activités et sous-secteurs, qui d’ailleurs pour la plupart n’existent plus mais en modules ;

- les modules délocalisables, les modules à risques de délocalisations proches, les modules sûrs, les modules relocalisables, les modules exportables, les modules à risque de contagion, les modules disparus.

 

Il faut redéfinir la nomenclature économique classique telle qu’elle est encore officiellement étudié et éditée dans tous les manuels d’apprentissage en économie.

Cette nouvelle nomenclature doit dorénavant mettre franchement en évidence la potentialité d’un secteur donc d’un module à pratiquer les délocalisations modulaires, et sa dangerosité à contaminer les entreprises d’un même secteur.

 

Elle doit permettre d’éclairer les futurs chefs d’entreprise à dresser un tableau rapide de leurs entreprises en fonction du risque futur d’externalisation d’un des modules.

Nous prendrons en exemple une région d’un pays émergent qui commence à traiter la gestion commerciale dans un secteur bien précis. Le chef d’entreprise et le représentant syndical doivent être capables de calculer le risque qui pourrait toucher leur entreprise et mettre en place rapidement une contre-offensive qui dissuadera les actionnaires, et la direction à délocaliser. Le programme pourrait consister à rajouter des compétences aux salariés du module affecté, à intégrer un nouveau logiciel plus efficace, ou à optimiser le temps de travail.

 

Les modules doivent être calculés et sectorisés en fonction de plusieurs critères : la capacité réelle des ressources efficaces en France ; les nouvelles compétences du secteur sur notre territoire ; le temps de production épisodique ou continu donc l’impact sur le degré réel d’externalisation. Introduire dans le calcul la notion de production de proximité « visible » qui permet d’intégrer le degré de confiance, la visibilité permet également la vérification courante du contrôle du cahier des charges et la proximité à réagir aux prévisions à court terme, Introduire également le risque de partage des connaissances (méthodologie, manuels techniques, conseils, expertises),intégrer la taille de l’entreprise, le calcul doit prendre en compte la présence sur notre territoire de la capacité de production et de l’âge moyen des unités de production. Ces modules seront classés en fonction de leur potentialité à délocaliser de façon totale, sélective ou minimale dans un futur proche.

La réactivité est un gage de temps dans cette course folle.

 

 

Ce projet redonnera une consistance aux entreprises et au paysage économique français, et provoquera un nouveau démarrage économique qui ressemblera à la période économique du début des années deux mille.

 

 

 

Article 24

La jointure étanche d’une chaîne de fabrication, doit être équivalente à la somme totale de la production d’une entreprise .Cela permettrait de pallier à la dérive de délocalisations partielles pour finir en délocalisations totales.

La « bâtardisation » d’une production élémentaire s’avère compulsive et entraîne une ligature à son développement au détriment de l’emploi. Les modules les plus couramment extraits de l’unité de production de l’entreprise, mais qui toutefois restent réintroduits sont en priorité : centre d’appels, conception de logiciel, secteur du service, comptabilité, facturation, gestion, conseils, analyse financière, recherche. L’éviction pluridisciplinaire d’un noyau qui concentre la de production soulage uniquement une avenance financière pour favoriser l’actionnariat. Elle secrète une aspiration consentante à l’abstraction de remplacement. L’enchaînement industriel modulaire est l’application réelle d’une tentative de rétablissement d’une dynamique économique. À l’inverse, la fragmentation modulaire incite au démantèlement des sites et explique l’immense béatitude à rétablir la situation industrie.

 

 

 


Article 24

La lourdeur mécanique des implantations industrielles est alimentée par des promesses de renflouage étatique des régions. En variant les subdivisions d’importations, elles amoindrissent leurs prévisions d’embauches, et cela orchestré par une ouverture symbiotique à un euro dévalué et valorisant ainsi l’échappée d’une quelqu’une coordination réglementée. L’augmentation valable de nos industries ne résistera qu’en l’absence d’hégémonie des territoires libérant l’affranchissement des taxes et devoirs. Augmenter la globalisation des approvisionnements en Europe des industries faciliterait les échanges entre pays conjoncturellement égalitaires.


Enchaînement productif classique







Fragmentation modulaire de production